Mardi le 29 janvier 2013, jour 191
Ce matin, plusieurs voiliers quittent Big
Major. Nous sommes les premiers à partir
ce matin. Nous prenons la direction Black Point, un
trajet d’une dizaine de miles nautiques.
Suivront, Half Moon, Eau-Liré et Irish Mist, et dans quelques jours,
Temptress devrait venir nous rejoindre.
Au départ ça va bien, nous sommes ¾ arrière mais dès que nous
contournerons Harvey Cay, nous serons face au vent. Notre première idée était
de s’ancrer dans la baie à l’ouest. Cette
course encore plus face au vent (peut-être un peu trop) nous oblige à utiliser le moteur. Non, ça ne fonctionne pas. Notre super hélice 2 palmes ne sera pas
suffisante pour nous y amener. Un tout
petit 2 nœuds, voile et moteur. Nous sommes faces aux
vagues et à la marée et à cette vitesse… c’est tout juste si on peut entrer
avant la brunante. Nous sommes sur le
même fuseau horaire et nous sommes l’hiver, alors la journée ne sont pas plus
longue qu’au Québec. Faut changer notre
approche. Au lieu de la baie à l’ouest,
nous allons nous rendre dans celle plus au sud.
Ce sera plus facile comme ça et nous n’utiliserons que les voiles. Nous
arrivons à Black Point en début d’après-midi.
On se félicite d’avoir changé le choix de notre ancrage. Dans la grande baie, celle de l’ouest, il y a
déjà plusieurs bateaux. Facilement une
soixantaine tandis qu’ici, il n’y a que quelques bateaux. On y sera plus tranquille. Après s’être ancré et avoir examine un peu le
paysage, on entre se prépare un petit lunch.
Des bruits d’ancre et de chaîne nous sort du carré. Ce sont nos amis Eau-Liré, Half Moon et Irish
Mist qui arrive près de nous. Après
notre lunch, on va faire une petite reconnaissance à terre. C’est bien comme petite ville. Très petit… mais mignon. Une toute petite épicerie, quelques
restaurants, quelques bars, une super grosse buanderie, la plus belle qu’on ai
vue à date, un bureau de poste, un poste de police, une école, quelques églises
et plusieurs petites maison bahamiennes.
C’est le grand luxe, nous avons même l’internet à bord du bateau. Un peu instable comme connexion mais quand
même valable pour le web mais pas pour skype.
Le constat de notre journée nous rattrape bien vite. On ne peu continuer le voyage avec cette
hélice de misère. Faut se trouver une
autre hélice. Cette dépense sera notre 2ième
grosse dépense depuis le début du voyage.
Ce n’est pas si mal quand même.
Mais cette journée nous a confirmé qu’on ne peut sérieusement pas penser
prendre la mer avec une hélice si peu performante. On a beau dire qu’on a des voiles… mais une
propulsion motrice est aussi primordiale.
Nous allons donc, dans les prochains jours, mettre de l’énergie à
essayer de trouver une hélice. Mais dans
ce patelin perdu… ce ne sera pas évident en souhaitant que nous aurons un Internet qui nous permettra de communiquer facilement.
Et espérons aussi que la météo sera clémente avec nous en ne nous
enverra pas des gros vents surprises…
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Vue sur la grande baie de Black Point (remarquez la couleur de l'eau...) |
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Le bureau de poste |
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Vue sur la baie |
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Les fleurs ressemblent à du muguet... mais ce n'en n'est pas. |
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Pas de feuille... mais quelques fleurs sur ces branches |
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Nous avons droit à un autre superbe couché de soleil |
Mercredi le 30 janvier 2013, jour 192
C'est nuageux et il a plu ce matin. Les quelques rayons de soleil qui ont percés les nuages ce matin pendant la pluie ont habillé le ciel d'un bel arc en ciel. Nous sommes très bien dans notre petite baie, mais
de gros vent du Nord-Ouest sont annoncés pour les 1, 2 et 3 février et ici
nous seront moins protégé. Nous allons
donc nous rendre dans la section plus à l’ouest de la baie. Comme il y a plusieurs bateaux qui sont
partis hier et ce matin, nous en profitons pour bouger avant que la baie
redevienne pleine et qu’il n’y ai plus de place pour nous protéger. Là bas nous serons plus protégés des
vagues. L’internet y est moins bon. Nous avons quelques petites choses
importantes à faire ces jours-ci.
Continuer les recherches pour une nouvelle hélice, faire le «tracking»
de l’éolienne, des impeller et clé GPS UBS que nous avons commandées, et trouvé
des informations pour des services aériens locaux pour nos invités, Sylvie et
Daniel, qui viennent nous rejoindre dans un peu plus d’une semaine. Car si la météo n’est pas favorable, il peut
être hasardeux pour nous de prendre la mer avec notre hélice de misère. Certes nous avons des voiles, mais se garantir une force de propulsion au cas où... ce n'est pas un luxe. Le charme des îles désertes des Bahamas prend
une autre saveur quand on a un besoin absolu d’une pièce importante pour le
bateau. Ou bien on peut fabriquer la
pièce, ou bien on s’en passe, ou bien ça coute les yeux de la tête mais ce qui
est certain… ce qu'on a constater dans notre cas, c’est que c’est le plus souvent long, compliqué et plus couteux.

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Lumières de mâts dans la nuit noire |
Jeudi 31 janvier 2013, jour 193
Nos recherches pour le plan B du voyage de
Sylvie et Daniel continue. Nous avons aussi réussi à communiquer avec un gars à
Chambly, au Québec, qui fabrique des hélices.
Nous lui avons envoyé un courriel et attendons de voir ce qu’il va nous
proposer comme hélice de remplacement. Comme nous sommes à terre avec l’ordinateur, nous en profitons pour faire
quelques appels avec skype. Nous en
profitons aussi pour faire la lessive.
Les installations de laveuse/sécheuse ici sont absolument fantastique. En faisant une petite balade, nous avons même vue, à côté du poste de
police, une petite bâtisse qui semble bien être une prison. On est aussi surpris que vous! Cette prison ne doit pas être souvent utilisé. Tout semble tellement paisible dans ce petit village.
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L'école du village |
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Le poste de police |
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La prison..... |
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La clinique médicale |
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La buanderie de Black Point |
Vendredi le 1er février 2013, jour
194
Nos recherches avancent à la vitesse
bahamienne… mais n’est-ce pas un peu pour
ça que nous avons quitté le Québec??? Pour vivre à un autre rythme? Eh! bien, nous sommes servis! Donc il ne sert à rien de «poigner les nerfs»
on doit s’adapte… ou il faut partir. On a choisi
de s’adapter. À moins bien sur d'avoir un gros budget, ce qui n'est pas notre cas. Avec un gros budget, on commande par Internet, on fait livrer un point c'est tout. Mais notre budget est assez limité... faut donc s'assurer de faire le meilleur choix possible avec le meilleur coût, il va de soit. Donc, Mario a tout de même
réussi à communiquer avec M. Proulx, le gars de l’hélice. Il a bien reçu notre courriel et il travaille
actuellement sur le calcul de ce qu’on a besoin pour le voilier et préparera
notre soumission. Mais, afin de
la compléter, il a besoin de certaines informations. Informations que nous aurons un peu de mal
à trouver… Mais, à force de fouiller dans nos livres et sur internet, nous trouvons les specs de
notre transmission. On fini enfin par trouver ce qu'il lui manquait… mais un peu tard… Nous sommes vendredi et il est 18h45… Il est bien certain que le monsieur n’est plus
au travail un vendredi soir d'hiver à 18h45… il aura le tout lundi matin en entrant.
Samedi le 2 février, jour 195
Le front froid annoncé est arrivé dans la
nuit. Ce n'est pas chaud ce matin et le ciel est très gris. J’ai reçu un courriel de ma fille qui me demande de téléphoner chez elle
car il semble y avoir eu une infiltration d’eau à la maison. Mais comme ce n’est que le début du front
froid, c’est encore navigable dans la baie, nous nous rendrons à terre pour
aller téléphoner avec skype. Il semble
qu’un peu d’eau se soit infiltré dans la salle de lavage, ce qui est moins
grave car c’est sur le ciment, mais les égouts recommencent à faire du
caprice. Nous avons ce genre de problème
depuis quelques années. Au printemps ou
à l’automne, ou quand il y a du doux temps en hiver cette situation se
produit. À plusieurs reprises nous avons
communiqué avec la municipalité pour qu’ils réparent les égouts dans la rue et
ce n’est toujours pas fait. Mario
demande à ma fille de communiquer avec le gars de la ville qui est au courant
de notre dossier car il est passé quelques fois à la maison. Nous en profiterons aussi pour essayer de
joindre mon père… mais ils sont absent… on essaiera une autre fois. Avant de retourner à bord d’Oya Shivo, nous
allons en profiter pour acheter un peu de légumes. En prenant une marche nous trouvons un mini
«cabanon» ou il y a des fruits et légumes à vendre. Chez Sandra’s. 1$ chaque tomates, mais elles sont belles, 5$
une laitue romaine, quelques bananes et 1 noix de coco. On s’embarque dans le dinghy. Le retour au voilier sera plus mouillant que
l’aller. En après-midi, Mario nous fera
un bon pain. Une belle journée fraîche comme
ça, c’est le moment idéal. Le vent
souffle de plus en plus fort.
Heureusement, notre nouvel ancrage nous protège bien des vagues.
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Le temps est très maussade... le front froid est bel et bien là |
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À la sortie du village... une rue toute en longueur |
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Exposition de branches... |
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Elle se repose sur la grève |
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Ici aussi il y a des nids de poule :-) |
Dimanche le 3 février, jour 196
La météo s’est beaucoup amélioré, Le vent est tombé complètement cette
nuit. 7h45 on prend notre météo sur le
Réseau du Capitaine (Réseau du Capitaine). On nous annonce une
belle fenêtre météo. On pourra se diriger
vers Galliot pour ensuite prendre la mer vers George Town. Galliot sera notre dernier arrêt sur le banc
avant de prendre la mer. On se consulte,
Mario et moi, et c’est décidé, on quitte
ce midi. On veut mettre toute les
chances de notre côté avec notre hélice de misère alors plus vite on
progressera… plus vite on sera rendu. Demain nous prendrons la mer,si
le «cut» nous permet une sortie sécuritaire bien entendu. Autrement, nous attendrons Clark qui a
proposé de nous remorquer, au besoin, pour le passage de Galliot. Pendant qu’on est à faire les préparatifs,
une visite arrive. Teddy 1, un ami de
mon cousin Justin (Maslow)vient nous saluer. Il est à
l’ancre non loin de nous. Il est aussi
un ami de Irish Mist… le monde est petit.
On fait un brin de jasette.
Temptress vient aussi nous saluer.
On l’informe que nous partons ce midi et qui si la mer est belle et que le «cut» n'est pas trop hasardeux, demain matin on prend la mer sinon on l'attend et il nous remorquera, au besoin, pour prendre le «cut» lorsqu’il
arrivera à Galliot sinon, on se retrouve à George Town. Clark repart et un autre visiteur arrive. C’est Frank de Half Moon. Il songe lui aussi à quitter et il vient voir
quels sont nos projets. Sitôt nos
visiteurs partis, on fait un saut chez Eau-Liré pour leur dire qu’on est sur
notre départ. On passe aussi saluer
Louiselle et Ken, du voilier Fair Wind qui sont nos voisins et que nous avions
vue à Deltaville. 11h15 on quitte Black
Point. Sur le banc il y a des vagues de
3 à 4 pieds, courtes, mais ça va bien, on a une belle allure à voile sur le ¾
arrière. Avec ce vent Nord, pas de
virement de bord nécessaire, on file en droite ligne sur Galliot. 14h00 nous
arrivons à Galliot. Il y a déjà une
bonne dizaine de voiliers dans la baie qui attendent eux aussi pour prendre la
mer. Demain, si la mer ne nous permet pas de
partir, nous irons visiter les petites îles environnantes autrement nous serons en route pour George Town.
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Galliot, vue sur le banc |
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Couché de soleil sur LittleGalliot |
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Big Galliot, quelques voiliers en transit entre la mer et le banc. |
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