Jeudi le 28 février 2013, jour 221
Les pièces de la pompe à eau sont
arrivées. Comme Mario va mieux, on
choisira de louer une voiture au lieu d’aller en taxi. Le calcul est simple. 60$ un taxi allé/retour pour l’aéroport et
90$ pour une voiture. C’est juste 30$ de
plus alors on choisit de louer…. et de conduire à gauche avec une voiture qui a
le volant à droite! La réservation est pour
10h00 à Exuma Market. Même Pookye sera
du voyage. On s’arrête au bureau de
Thompson pour compléter les papiers de location pour ensuite poursuivre notre
route vers l’aéroport. En arrivant à
l’aéroport, on s’informe et on nous dirige dans une mauvaise direction! On fini par trouver la bonne bâtisse. Je vais voir la dame et elle me dit que je
dois aller chercher les papiers de douanes chez Doe Boi ensuite aller payer les
frais d’importation au bureau de l’immigration et revenir à l’aéroport avec mes
reçus et ils me donneront le colis.
Entre l’aéroport et la ville il y a environ 8 miles, ce n’est pas trop
mal. Une chance quand même qu’on avait
loué une voiture car 2 taxis allé/retour ça fait déjà 120$... ça remonte le
prix de la pièce! On retourne donc à
George Town et arrêtons chez Doe Boi.
En plus de prendre une éternité afin d’avoir nos papiers; la jeune dame qui sert la cliente avant moi à
de la misère avec son copieur…et faut que je lui donne le truc de brasser sa
cartouche de «toner» pour faire un peu avancer les choses. Eh! bien, voilà autre chose!!! Il nous en coutera 30$ pour avoir nos
documents et les quelques photocopies requises par le bureau de l’importation. On se sent un peu arnaqué, mais un
transporteur connu nous chargeait 150$ pour livré ici… on fait encore des
économies parce qu’on a loué autrement… on serait égal, pour le moment. On se rend au bureau des Douanes et
Importations. J’ai tous les beaux
documents que la dame m’a VENDUS et j’ai pris la précaution d’apporter notre
cruising permis et des pièces d’identités.
Je vous ai déjà dit qu’on trouvait que les Bahamiens étaient tout
sourire! Mais ici on fait exception! Pis pas rien qu’un peu. Et ce sont des vrais fonctionnaires (désolé
s’il y en a que ça peut blesser, mais si le chapeau ne vous fait pas… ne le
mettez pas) Et faut aussi que je m’arme
de patience et de gentillesse. Ici aussi
ça va être long… très long. Je me dois
de bien expliquer à l’agent qui me sert que cette pièce est ESSENTIELLE car si
nous n’avons pas cette pièce on ne peut utiliser le moteur. Ce n’est donc pas quelque chose de luxe qu’on
importe. Il est maintenant 12h30 et
seulement 10$ plus tard et j’ai les papiers qui permettront d’avoir ENFIN notre
pièce. On reprend la direction de
l’aéroport. Arrivé au bureau de Reggie
Express Services. On me dit que je peux aller fouiller dans la section «D» et
trouver mon paquet. Pas évident… c’est
qu’il y en an beaucoup des colis. De
toutes les grosseurs, de tous les poids et dimensions. Ce que je cherche, c’est tout petit! J’ai beau chercher, je ne trouve pas. 13h00 qui est-ce que je vois arriver? C’est Doe Boi! Le même gars que j’avais déjà vu dans le
commerce du même nom la semaine dernière!
Serait-il aussi propriétaire du commerce en question… je crois bien que
oui! Il m’offre son aide pour trouver
notre colis. 2 temps 3 mouvements et il
me donne le colis. Ça été assez long mais
enfin nous avons la pièce. Mario pourra
remonter la pompe demain. En attendant
on va profiter un peu du reste de la journée vu qu’on a l’auto. Nous prenons la direction vers le Nord de
l’île. En passant devant, nous faisons
un arrêt à la maison du vétérinaire local afin de prendre un rendez-vous pour
les vaccins de Pookye. Il n’y a
personne, on se reprendra au retour.
Pendant notre balade, nous traversons de tous petits villages, tous
semblables les uns aux autres. Nous
ferons un arrêt à Steventon. Il y a là
une ancienne prison d’esclave. Une tout
petite bâtisse faite de pierres découpées à même le sol rocailleux comme on
trouve partout ici. Le tout lié avec du
ciment. À peine 20’ x 20’. Du haut de cette petite falaise accidentée on
a une vue imprenable sur l’océan.
Aujourd’hui, une belle passerelle et un belvédère on été érigé sur les
lieux. Les visiteurs peuvent ainsi aller
plus près pour observer l’océan. Les
prisonniers du temps n’ont surement pas reçu autant d’égard.
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Insolite: Ce chien est assis devant une cruche d'eau et il attend.... |
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Ruine, bien caché dans les broussailles |
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Site de l'ancienne prison de Steventon |
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Chemin qui nous mène à la prison |
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Passerelle à l'arrière de la prison |
On poursuit notre visite en direction de
Barraterre. Village à l’extrême Nord de
l’île. Pour s’y rendre on emprunte la
seule et unique petite route qu’il semble y avoir. On traverse Rolleville. À la sortie de ce village, la petite route se continue sinueuse, et bordé de végétation
assez dense.
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En route vers Barraterre |
À l’entré de Barraterre un
parc pour enfants. Désert! Un arrêt d’autobus, lui aussi désert. Les rues sont vides, les cours aussi, de même
que les balcons. On a presque
l’impression d’être dans un village fantôme.
On en en milieu d’après-midi, il fait beau et on ne voit personne. La siesta peut-être?
On continue notre chemin et on arrive près du
petit port local. Là il y a des
gens. Quelques uns. Près d’une dizaine. Quelques uns remontent la
côte les bras chargés de longues herbes vertes.
Ils apportent leurs brassées dans un bâtiment qui semble faire office
d’entrepôt.
Nous les saluons en passant
notre route et on poursuit notre chemin. À partir d’ici la route rétrécie beaucoup.
Un gros arbre attire mon attention.
Un gros arbre qui porte ce que j’appelle des cosses à musique. De longue fève brune dont l’écorce est dure
et sec Quand on les agite elles font un
son qui ressemble à des maracas. Je
demande à Mario d’aller m’en cueillir 1 ou 2.
Toujours prêt à me faire plaisir Mario se dirige vers l’arbre pour aller
m’en décrocher 1 ou 2. Elles sont bien
hautes perchées mais avec un bout de bois, il réussira en en faire tomber.
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Enchevêtrement de racines |
Au même moment où il revient avec son butin
vers la voiture, un couple de personnes dans la soixantaine se dirige vers
nous. On espère que c’est la face de
Pookye au dehors par la fenêtre à attiré leur attention et non la cueillette de
mon chum! Ce sont des américains qui ont
une petite maison et qui partagent leur temps entre ici et leur maison
principale quelque part aux États-Unis.
Nous échangeons quelques minutes avec eux avant de reprendre notre
route. Le reste de notre visite dans
Barraterre sera tout aussi sans vie que la première partie. On ne sait pas si à certain moment il y a un
peu plus de vie dans ce village que ce qu’on a vu aujourd’hui. J’ai trouvé que c’était un endroit
particulier mais ce détour au bout de l’île en valait même la peine. Un village
bien isolé au bout de son île.
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Près du pont de Barraterre, bateaux abandonnés |
Sur le
retour on s’arrêtera à Emerald Bay. J’ai entendu parler de cet endroit comme étant très beau et que la marina
est très luxueuse et à un prix très abordable.
En février 2013, 1$ le pied de bateau, minimum 40$ pour 3 soirs et
plus. C’est vrai que ce n’est pas
dispendieux, 120$ pour 3 soirs, plus les services (eau, électricité) mais pour
ce qui est de nous ce n’est pas ce genre d’endroit qui nous attire. On préfère les endroits plus sauvages…Ce doit
être à cause qu’on vient de la campagne… ou qu’on n’est pas encore assez en
manque de confort pour avoir envie d’y aller.
On se contentera de notre petite visite à la sauvette.
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À Emerald : traverse de «cart de golf» |
Sur le retour, nous faisons encore un arrêt à
la maison du vétérinaire mais il n’y a toujours pas de réponse. Comme j’ai pris le numéro de téléphone du Vet
à l’épicerie, je vais téléphoner en arrivant ou demain.
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Petit arrêt sur le chemin du retour |
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Belle place pour ce dégourdir les jambes |
La journée avance pas mal, on retourne
tranquillement vers George Town et on ira se bricoler un bon petit souper pour
finir la journée. On arrête mettre de
l’essence à la station service et on laissera l’auto dans le stationnement de
la marina pour aller la porter demain matin.
Ce matin on retourne à George Town. Il nous faut retourner la voiture de
location. Le vétérinaire est juste à côté du locateur de voiture. On s'y arrête et je prend le RVD mais à mon grand étonnement ce n’est pas ou
nous sommes arrêtés hier et à qui je croyais avoir affaire! La secrétaire
de ce vétérinaire m’apprend que l’autre (ou nous sommes arrêté hier) est décédé la semaine dernière. Elle me donne un RDV pour demain matin
10h00. Le gars du taxi nous ramène en ville. On se ramasse un peu de frais
à l’épicerie et on retour sur Oya Shivo.
La pompe d’urgent que Mario avait improvisé la semaine dernière avec une
pompe jabsco pour lavabo peut maintenant être remisée. Mario passera le reste de la journée à se
battre avec sa pompe à eau du moteur. Je
crois qu’il l’a remonté, démonté, installé et désinstallé au moins 2 fois dans
sa journée. Elle fonctionne mais elle
laisse échapper un léger filet d’eau. Ce
qui n’est pas supposé… En fin de journée, Karen, la copine
de Clark, arrive de la Floride et revient passer 1 semaine à bord
Temptress. Elle était partie pour faire
le point. Il lui est difficile de
s’adapter à la vie sur le voilier. Une
semaine de mise au point pour eux probablement.
Samedi le 2 mars 2013, jour 223
Pour le rendez-vous chez le vétérinaire, j'ai environ 6 miles nautiques à faire en dinghy ce qui est beaucoup. Je quitte Oya Shivo vers 9h00. Le temps de se rendre et de trouver. Une chance la mer est
belle. Si la mer
avait été trop «chopy» nous aurions dû aller par Victoria Lake et prendre un taxi. Je me suis prise d’avance aussi parce que j'arrivera par l’eau et je ne sais pas trop comment sera l’approche. Y a-t-il y quai? Une plage? Et plus, dans ces petits villages, ce n’est
pas comme chez nous ici il n’y a pas de
numéro aux portes aux maisons. Notre
adresse c’est Palm Bay! Je sais ou aller
par la terre… mais pas par l’eau. Sur la plage qui bord cette section de route, c’est un «Resort» Ais-je le droit d’y laisser le dinghy? De traverser l’hôtel avec un chien? Je n’ose pas trop m’aventurer. Je vois au tournant de la plage une descente
de bateau. Elle semble être au bout
d’une rue. Il y a un arbre ou je
pourrais attacher le dinghy cela me semble parfait. Parfait jusqu’à ce que je m’engage sur la
petite route. C’est alors qu’une dame
m’intercepte en me disant que je suis sur un terrain privé. Je m’en excuse et lui dit que je croyais que
c’était une descente public. Je lui
demande si elle me permet tout de même d’emprunter ce chemin car j’ai un RDV
chez le vétérinaire aux «Resort» de Palm Bay.
Elle est un peut surprise et me dit que le vétérinaire est mort la
semaine dernière. Je l’informe qu’il y a
maintenant un nouveau vétérinaire. Elle
est étonnée mais me laisse poursuivre mon chemin. Après quelques minutes de marche, on arrive à
la clinique. Il y a déjà quelques
personnes. Vers 10h15 Pookye est
appelée. Le vétérinaire lui fait un
examen sommaire, yeux, oreilles, dents, cœur, poumon, puces, et lui fait son
injection. Il prend aussi quelques
minutes pour me parler de ses yeux.
Pookye commence une maladie qui est, semble t-il, courante chez les
Pugs. C’est la Kerato Conjonstivite
Sicca (KCS). Il me recommande d’aller
voir son vétérinaire à notre arrivé. Cette maladie la rendra lentement mais surement aveugle. C’est une maladie irréversible mais elle
peut être ralentie et pour le moment Pookye n’est atteinte que d’un œil. Il
faut lui mettre des gouttes dans les yeux tous les jours pour ainsi ralentir le
processus. On retourne sur Oya
Shivo. Il est déjà 12h30. En après-midi, la simple petite routine à
bord.
Dimanche le 3 mars 2012, jour 224
Aujourd’hui on restera tranquille à
l’ancrage. De vents du Nord Ouest de 20
augmentant à 25 nœuds. On apprend, en
écoutant les conversations ça et là que les gens affirme que c’est une année
qui a apportée beaucoup de fronts froid.
La mer est souvent grosse avec des vagues rapprochées. Comme c’est dame nature qui mène, faut faire
avec ce qu’elle nous donne. Mais y a pire
place pour laisser passer le temps!!! On
fera un peu de jasette avec nos voisins, Clark et Karen. Mario s’amusera encore avec sa pompe à eau. Il n’est toujours pas satisfait.
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