dimanche 10 février 2013

De Galliot à George Town



Lundi le 4 février 2013, jour 197 
Oui de bien belles petites îles mais un mouillage très rouleur.  Nous avons à peine dormi.  J’ai déménagé dans le lit de quart tellement ça roulait. À 5h00 et mon cadran sonne.  J’ai beaucoup de misère à me sortir du lit.  Mes yeux refusent de rester ouverts.  Ça a tellement brassé qu’on ne sait plus si on va oser prendre la mer ?!?  On prépare le café et quelques toasts.  On jase un peu et décidons qu’on va lever l’ancre et aller voir dans le passage de quoi ça a l’air.  Pendant que je termine mon café, Mario commence à remonter l’ancre, il est 6h30.  On voit un de nos voisins qui semble aussi faire la même chose… puis un autre semble vouloir bouger.  Il semble que nous ne serons pas les seuls à oser un passage.  Mais si on sent qu’il y a trop de risque, on vire de bord et attendrons à demain.  Le reste de la gang sera là pour nous touer au besoin.  6h45.  Oh! My god!  Ça va brasser et pas à peu près.  Oubliez les photos...  Je suis tellement hypnotisé que j'y ai même pas pensé.  Notre voisin de mouillage est déjà dans le «cut» et il fait du rodéo.  On voit son mât s’agiter dans tous les sens.  À gauche, à droite, en haut, en bas, en avant, en arrière et ça recommence.  On se regarde et on décide de tenter une approche avec moteur et voile. Avec seulement le moteur il est certain qu’on ne réussira pas il faut aussi mettre de la guenille.  Mario sort le foc seulement plus facile et plus rapide à enlever si nous devons virer de bord ou affaler rapidement.  On a environ ½ mile nautique à faire dans ce passage qui a environ 450’ de largeur mais vue les circonstances ce sera ½ mile qui nous semblera bien long et dont on aura bien hâte de sortir.  Nous avons choisit de partir avec une marée descendant pour s’aider avec le courant pour prendre la mer.  L’inconvénient de cette approche c’est qu’une marée descendante avec un vent NE dans ce passage ça lève des plus gros rouleaux.  Des vagues de 6’ à 7’ meublent le passage.  En plus elles sont très proches de l’une à l’autre.  C’est certain… ça va brasser.  À notre tour de s’engager dans le «cut».  Dans le plus mouvementé du «cut» nous avons réussit à garder une vitesse variant entre 2.4 et 2.6 nœuds, ce qui n’est pas si mal.  7h30 on en est enfin sortie. Quel soulagement.  La mer est encore bien agitée cependant.  Depuis plusieurs jours il y a eu beaucoup de vent de différentes directions.  Ce ne sera pas une petite navigation tranquille comme je les aime aujourd’hui.  4 à 6’ de vagues et des fois un peu plus.   Elles sont courtes, à peine au 4 secondes.  En sortant du «cut» nous avons pris une allure sur le travers, ça améliore le confort.  On se place face au vent pour sortir la grande-voile avec un point de ri.  Nous avons maintenant une vitesse respectable de 6.5 nœuds avec des pointes à 8.  Comme ça va bien, au lieu de s’arrêter à Lee Stocking Island comme prévu, on préfère continuer vers George Town tout de suite et finir avec la commande de notre hélice et aussi faciliter et simplifier l’arrivé de nos invités.  Sur l’heure du midi la mer nous donnera un peu de répit mais reprendra ses ardeurs rapidement mais elle est plus ronde maintenant, moins croisée.  Nous arrivons sur George Town il est 14h00.  Les ancrages de Monument et Volley Ball beach sont pleins à craquer, il y a facilement 250 embarcations.  Nous choisissons donc d’aller s’ancrer dans Kidd’s Cove, la moins populeuse, ici il n’y a que 5 voiliers.  Et nous serons aussi plus près de la ville pour aller quérir notre éolienne.  Le reste de l’après-midi nous prendrons ça relaxe.  Le temps d’envoyer un courriel à Sylvie et Daniel pour les rassurer pour leur arrivée prochaine sur le voilier.  Nous sommes rendus… enfin.  On envoie aussi un «spot» pour la famille.  Prendre les courriels et voir si nous avons notre soumission pour la nouvelle hélice.

Quelques gouttes d'eau montent à bord

et d'autres suivront...

Regardez la couleur de la mer, n'est-ce pas de toute beauté?

Une des premières plages de George Town

Vue sur Monument Beach

Monument et Volley Ball beach


Mardi le 5 février 2013, jour 198
Ce matin, première urgence, commander l’hélice et voir avec Syl et Dan s’ils peuvent nous apporter la petite chérie dans leur bagages.  Deuxième urgence, aller à la quête des colis. L’éolienne, les impellers et les clés GPS USB.  Tous ces articles avaient été commandés le 13 janvier dernier lorsque nous étions à Nassau.  Donc, ces petits colis devraient nous attendre sagement chez Exuma Market ou nous avons demandé la livraison.  On s’embarque dans le dinghy.  Arrivé dans Lac Sylvia, le dinghy dock est déjà plein.  On se trouve une petite place et on se rend chez Exuma Market.  Exuma Market et LA référence ici à George Town (J'ai oublié d'en prendre un photo).   Mais non! Ils n’on pas reçu l’éolienne.  Le seul colis qu’ils ont c’est les clés GPS.  Mais le service des douanes de Nassau demande une copie de notre «cruising permit» pour libérer l’éolienne.  C’est un début.  Les gens d’Exuma Market on la gentillesse d’envoyer une copie de notre permis pour nous et sans frais en plus.  On repassera demain pour voir si c’est entré.  Tandis qu’on est à l’épicerie, nous en profitons pour faire l’achat de quelques produits frais.  Si on compare avec les épiceries des petites îles précédentes, ici, à George Town, c’est vraiment une belle épicerie.  Il y a de tout, en bonne quantité et qualité.  Le prix est parfois surprenant mais pas pire qu’ailleurs dans les Bahamas.  Sauf pour Nassau qui est une grande ville, nous avons vue dans certaines îles, des épiceries ou plutôt ce qu’on appelle des dépanneurs, à peine plus grandes qu’un  cabanon…. 

Vue sur le dinghy dock
Vue sur le Lac Victoria




Mercredi le 6 février 2013, jour 199
Encore ce matin, nous repartons en ville pour voir si notre éolienne et les impellers sont arrivés.  Mais encore ce matin c’est un voyage blanc ou presque.  La dame d’exuma Market me remet un papier qui dit que nous avons un colis arrivé au bureau de poste et qu’il faudra payer la modique somme de 34$ pour récupérer nos impellers.  Ben là c’est le boutte du boutte…  34$ pour une valeur d’environ 60$... pas donné les frais de douanes et d’importation ici.  Nous irons seulement demain avec une copie de notre cruising permit au cas où ça aiderai.  Nous retournons bredouille sur Oya Shivo.  Pendant que je me prélasse, Mario retourne à terre pour essayer de trouver un «bearing» pour notre pompe à eau du moteur.  Depuis quelques temps elle fait : quick quick quick.  Depuis qu’elle a chauffé, à Nassau, elle fait toujours un drôle de bruit.  Pauvre Mario, il revient bredouille.  Il a marché plusieurs miles pour revenir les mains vides.  Une pièce de plus à trouver et à commander sur Internet.

Jeudi le 7 février 2013, jour 200
Un nouveau front froid doit nous visiter demain en fin de journée.  Ce serait d’avoir notre éolienne installé avant que les vents soient soutenus.  Ça aiderait pour charger à bloc nos batteries avant l’arrivé de nos invités.  Une autre fois on repart en ville en dinghy pour voir si elle est là.  Mais non! Elle n’est toujours pas là.  Le proprio du marché me dit qu’il va communiquer avec les douanes de Nassau pour nous et s’il y a quelque chose à payer, il le paiera et nous n’aurons qu’à le rembourser.  C’est bien apprécié.  On continue notre route vers le bureau de poste pour prendre notre colis.  La dame refuse notre cruising permit.  C’est 34$ que nous devons payer.  C’est les douanes et c’est ainsi.   Comme tout a été fait et qu’il ne nous reste plus qu’à attendre, nous profitons de cette belle journée pour visiter la ville.  Voilà déjà plusieurs jours que nous y sommes et nous n’avons pas visité encore ou du moins très peu.  Ça bouge beaucoup ici à George Town.  Des gens qui viennent d’un peu partout.  Des Québecois, des Canadiens, des Américains mais aussi des Français, des Suisse, des Allemand, des Suédois, des Anglais, pour ce qu’on en a vu.  Toutes ces couleurs ancrés un peu partout dans les baies qui bordent George Town.  Dans les «Tout Inclus» du coin, arrivé par avion, beaucoup d’autres visiteurs habillent les rues de la ville et des environs.  Les Bahamiens sont des gens joyeux et poli.  Tous saluent les visiteurs qui, comme nous, partagent leurs rues.  Le village des George Town en est un bien tenu.  Le village a 1 rue principale et quelques petites rues secondaires, 3 ou 4 peut-être.  Il y a quand même passablement de tout ce qu’on peut avoir besoin dans la vie de tous les jours.  2 épiceries, 1 quincaillerie qui fait aussi office de magasin général et de pièces de bateaux, des liquor store, quelques restaurants, des boutiques cadeaux, 2 banques, 1 station d’essence, 1 marina, 1 compagnie de téléphone, 1 buanderie, 1 magasin d’informatique, 1 centre touristique, 1 agence de voyage, 1 avocat, et quelques autres commerces que j’oublis.  Pour une si petite ville c’est très bien.  Tout ça à quelques pas.  Si on s’éloigne de George Town, dans les villages voisins il y a aussi d’autres commerces et services qui sont accessible.  Je comprend les boaters de passer l’hiver ici.


Vendredi le 8 février, jour 201
Encore ce matin on retour en ville.  Les doigts croisés.  Eureka! Elle est là!  Vite on retourne sur Oya Shivo et on commence l’installation.  Après ½ journée d’assemblage et d’installation, elle fonctionne enfin.  Juste à temps pour les vents de 25 nœuds annoncés et juste avant que nos invités arrivent à bord.  Première soirée et nous sommes déjà enchantés de son rendement.  Le vent est environ à 15 ou 20 nœuds et elle charge à 12, 13 ampères.  À date on est bien content.  Ça siffle de plus en plus fort dans la baie.  La nuit s’annonce houleuse!


Samedi le 9 février 2013, jour 202
Un peu après 6h00, je n’arrive plus à dormir.  Je me lève et j’en profite pour prendre mes emails avant que l’Internet soit trop engorgé.  C’est souvent plus facile le matin.  Catastrophe !?$?%!#!  J’ai 2 emails de Sylvie.  Le premier, d’hier en fin de journée nous annonce qu’ils sont en pleine tempête de neige et qu’il est possible que le voyage soit reporté à la semaine prochaine car beaucoup de vols sont cancellés.  Un deuxième courriel ce matin à 5h22 qui m’informe que des vols pour Toronto sont annulé, dont le sien.  Elle me dit se rendre à l’aéroport et essayer de monter dans un autre avion.    Elle précise que si je n’ai pas d’autres nouvelles deux c’est qu’ils arriveront un moment donné.  Que s’ils ne peuvent se rendre elle va m’envoyé un courriel.  Ben! On peut dire qu’ils ne les auront pas volé ces vacances là…  Pour en ajouter un peu, s’ils finissent par arriver, ici ce n’est pas la joie.  Les vents ne cessent de souffler fort.  La balade en dinghy pour les ramener au voilier sera particulièrement cascadeuse.  La baie est pleine de petits moutons blancs.  Pendant la journée je vérifie les vols d’Air Canada pour voir si l’avion qui devrait les amené à George Town et toujours cédulé pour un départ de Toronto.  À condition bien sur qu’ils aient été capable de prendre le vol pour George Town. Le seul et unique de la semaine.  Finalement je vois que le vol à quitté Toronto avec seulement 1 heure de retard et comme je n’ai pas de nouvelle c’est qu’ils arrivent.  Comme convenu, à l’heure prévue + 1 heure de retard de vol, Mario se rend à Exuma Market, lieu de rendez-vous prévu.  Il apporte avec lui des sacs plastiques, question de protéger les bagages, et des impers pour protéger les invités J .   Sylvie qui est habitué aux galères, camping et voile avait aussi prévue le coup.  Elle aussi avait apporté des sacs poubelles pour protéger les bagages.  Comme il y en maintenant en surplus de ces sacs, on partage avec un voisin de mouillage sont les invités on partagé le taxi avec Sylvie et Dan mais qui n’ont rien pour protéger les bagages.  Et une chance que les impers et les sacs étaient là car tous sont arrivé légèrement humide…   ENFIN arrivé à bord.  Je crois bien pouvoir distinguer un certain soupir de soulagement sur le visage de Sylvie.  Elle en rêvait tellement de ce voyage.  Et ces dernières semaines en dents de scie plus sa surcharge de travaille… je crois bien qu’elle était plus que due.  Eh! bien, bienvenu à bord.  On choque nos verres pour célébrer l’événement et on accompagne le tout de bon hamburger.

Dimanche le 10 février 2013, jour 203
Nos invités étaient «brulés» alors la petite houle tout la nuit ne les a pas empêché de bien dormir.  Nous leur avons improvisé un lit de fortune dans le carré ou il y a la table.  Ce n’est pas un palace mais j’ai installé un petit rideau pour leur permettre d’avoir un peu d’intimité.  C’est petit un voilier…  Au sortir du lit, Sylvie se rend tout de suite dans le cockpit pour voir la fameuse eau dont je lui parle dans mes courriels depuis des semaines.  Là encore, je crois qu’elle n’est pas déçue.  Ce matin, il vente encore pas mal et les moutons sont encore bien présents dans la baie.  Il faut des volontaires pour aller faire l’épicerie.  Sylvie et moi se portons volontaire.  Mais la balade risque de nous mouiller quelques peu mais au moins il fait chaud.  Pour l’allé, ça ira assez bien car nous descendons avec vent et marée.  Le retour risque d’être plus Olé! Olé! Car nous aurons vent fort contre marée descendante…  mais faut faire avec ce qu’on a.  On fait nos petites courses et on retourne dans le dinghy.  Il ne faudra pas longtemps pour comprendre que le chemin du retour vert le voilier sera infernal.  Mais le pire c’est que pour passer du lac à la mer, dans le petit tunnel qui donne accès à la baie, le courant est sortant et le vent à contre.  Les vagues de quelques pieds s’engouffrent dans le tunnel et contre le courant, pas le choix il faut donner du moteur… donc foncer dans les vagues et pendre notre douche.    On a même réussi à emplir quelques pouces d’eau dans le fond du dinghy.  L’épicerie, bien emballé dans les multi-sacs, tiendra le coup mais pour nous c’est autre chose.  Nous voilà bien détrempée.  À l’arrivé sur Oya Shivo, on vaut bien une risée.  Le reste de la journée on se contentera de jaser un bon coup, de boire un coup et manger un peu.  La seule autre chose qui sera fait c’est de changer de mouillage.  Nous allons nous rendre dans Sand Dollar baie pour avoir plus de facilité pour aller à la plage demain. 

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