jeudi 3 janvier 2013

Le temps des fêtes et la traversée vers Nassau

Mardi 25 Décembre 2012, jour 155

Il fait beau soleil aujourd'hui. Nous allons faire un tour en dinghy jusqu'à l'autre bout de l'île. Bimini Bay est à l'image d'une petite ville américaine sur une île Bahamienne et c'est sûrement pas la seule. Donc, un mec ou un groupe de mecs ont acheté le bout de l'île. Constructions neuves, mais au moins ce n'est pas des monstres de maisons comme on en a tellement vue le long de l'Intra Coastal. Plus petites maisons certes mais serrées les unes contre les autres. Faut rentabiliser les pouces carrés. Une énorme marina, vide, comme aussi la plus part des maisons, à ce qu'il nous semble en tout cas. Tout semble bien désert. Ho! pardon nous avons croisés 1 personne près des quais quand nous sommes passé tantôt. Certes, nous sommes le 25 Décembre les gens ont autre chose à faire que de se balader dans les rues ou au centre commercial... mais nous avons l'impression de naviguer autour d'un village fantôme. Un village fantôme clôturé! Clôturé? Mais de quoi avoir si peur pour clôturé ainsi les pourtours d'un village? Je vais faire ma mauvaise langue mais un village de RICHES comme ça au milieu de tant de pauvreté... je sais pas si ça peut créer l'envie et la convoitise? Ha!?!!! C'est peut-être pour ça la clôture!?!... Ça aurait été bien mieux s'ils avaient été tous expropriés... ainsi... une belle économie de clôture!!??!! Pour ceux qui ne me connaissent pas, j'espère que vous comprendrez que j'ai un peu de misère avec ça. S'il y avait plus d'équité et une éducation accessible à tous... peut-être que la terre aurait moins besoin de clôtures! Mais bon... je ne vous ferai pas une thèse sur le sujet... mais on se souvient que cette île fait environ 9 miles carré. Bien ici, à Bimini Bay, il y a aussi un bureau d'immigration!?! Je résume brièvement, Bimini une île de 9 miles carré a 2 bureaux d'immigration... pas de commentaire! Non mais... un tout petit commentaire... quand même. C'est qu'à mon avis, ils en ont trop fait. Trop de maisons, trop peu de terrain, trop peu de végétation ou plus tôt trop enlevé la végétation, trop de fonds marins détruits, trop d'américanisation.... Une ville de blanc cloîtré dans une population de Biminite... Y à des choses comme ça que j'ai de la misère à comprendre. Il y a, ici, sur la même île d'autres blancs qui on acheté une maison un peut en retrait du village. Des gens qui ont achetés des maisons abandonnées ou non qu'ils ont rénovées pour les décorer et les adapter à leur goût, dont une dame d'un âge certain avec qui nous avons jasé un peu. Je ne sais pas pour vous, mais j'aime pas mal mieux cette façon de faire. Certains choisissent de vivre avec les «locaux» d'autres construisent des domaines de gens aisés... puis il s’emmurent pour ne pas se faire voler.... Rêver de terres lointaines, y déménager mais s'isoler dans sa culture, ses uses et coutumes et ses semblables... il faut éviter le dépaysement ça à l'air... C'était mon moment critique. Désolé.

Voici des images prisent du dinghy de ce qu'on voit au fond de la mer

quelques oursins

ici... vous devinez ce que c'est

ici c'est ce qu'on appelle les conch.  il y en a un gros amas dans le fond

petite ile de mangroves

anémone

Pookye surveille Mario qui lui surveille les langoustes

Mercredi le 26 Décembre, jour 156

Bon! Aujourd'hui on s'américanise... Quoi vous dites??? Je vous explique. Notre ancre à un peu chassée la nuit dernière et ce matin la quille touche le fond. Rien de grave mais tant qu'à remettre à l'eau... on va aller voir ailleurs. Direction Bimini Bay. Comme la marée descend encore... on s'ensable un peu plus à mesure que la marée descend. Au lieu d'attendre quelques heures que la marée finisse de descendre au plus bas et remonte au plus haut, environ 7 heures, Mario part le moteur et tente de nous sortir sans plus attendre. Mais ça ne marche pas. Je prend la roue et il saute dans le dinghy pour tenter de nous tirer d'affaire avec les 2 moteurs. On bouge un peu mais très peu encore. On essaie de se diriger tant bien que mal vers là ou il nous semble y avoir le plus d'eau. On avance moins vite qu'une tortue sur la terre. On bouge un peu... puis un peu plus... ça s'en vient... Clark, notre voisin voit notre impasse et vogue à la rescousse... trop tard... comme il est à quelques pieds d'Oya Shivo... on se libère de notre butte de sable. Merci Clark à bientôt. Quand nous arrivons dans la baie en question, il y a 2 voiliers canadiens. 1 à l'ancre et 1 au quai de service. On jette l'ancre dans la baie non loin du chenal. On saute dans le dinghy et on va visiter à terre. Voir si ce qu'on a vue en étant dans le dinghy hier est toujours d'actualité. On ne peu pas dire que c'est laid. Mais on peut encore dire que c'est vide. On c'est promené ça et là et n'avons pas vue plus d'une dizaine de personnes. Le mini centre commercial est désert lui aussi. Seul une petite boulangerie semble être ouverte. Tout comme hier, les gens on mieux à faire que de se balader dans les rues... C'est bien jolie, je vous l'accorde mais contrairement à Alice Town qui est bel et bien Biminite, ici j'ai l'impression d'être dans un petit quartier huppé des États-Unis. Le petit centre commercial avec son petit Bistro-Restaurant, sa boulangerie, boutique de vêtements pour dame, salle de communautaire. Un bureau des ventes pour les condos et maisons de luxe. Et même une future salle de conférence. On en a assez vue, on retourne sur Oya Shivo. Dans la soirée un gros bateau moteur. 3 télévisions qu'il a le mecs... Wow !?! Pourquoi pas? On les vois bien car il est TRÈS près de nous... un peu trop même. On espère même qu'il ne restera pas pour la nuit. Finalement il doit trouver lui aussi qu'il est trop près car tard dans la soirée,voir même dans la nuit même... il déménage.

Bimini Bay... le centre commercial


Jeudi le 27 Décembre 2012, jour 157.

C'est décidé. On ne reste pas ici. On retourne à Alice Town. On a plus l'impression d'être à Bimini, la vraie. On a aussi l'avantage d'être plus près de la mer. 2 avantages. On voit l'état de la mer avant de s'y engager et l'eau et nettement plus belle. Avant de partir Mario fait une petite vérification du moteur car hier il a chauffé un peu. On l'a fait travailler pas mal pour sortir de notre banc de sable. Mario découvre que c'est «l'impeller» qui a perdu des morceaux de caoutchouc. Un de des petits morceaux bloquait l'entrée d'eau au moteur... pas trop bon. Sitôt changé, sitôt parti... ou presque. L'ancre est tellement bien accroché qu'on a beaucoup de misère à la sortir l'eau. Il faut s'aider du voilier afin de la sortir... et faut mettre les gaz... car elle s'obstine à rester au fond. Tellement que le nez du voilier plonge pas en avant. Du jamais vue pour sortir notre ancre. Finalement elle lâche prise et on se dirige vers le sud de l'île. En arrivant dans notre ancien ancrage, nous jetons l'ancre. Elle mord le fond tellement bien que le davier, ce qui tient les ancres et qu'on s'est fait arraché à St-Augustine, nous lâche. Nous qui pensions partir ce midi pour Nassau, je crois bien que notre départ est compromis. Il faut absolument réparer avant de partir. Bel avant-midi pour Mario en perspective. 14H00, la réparation n'est pas parfaite mais avec les moyens du bord, Mario a réinstallé le davier et les 2 ancres peuvent retourner à leur place. Ça devrait faire l'affaire pour un bon moment. Comme prévu, il est un peut tard pour partir car nous sommes maintenant à la moitié marée descendante et si on attend la prochaine descendante on sera un peu juste dans le temps. Alors on reste encore pour quelques jours.



Vendredi le 28 Décembre 2012, jour 158

Balade à terre encore aujourd'hui. Cette fois nous irons du côté de Porgy Bay. Porgy Bay est la ville voisine de Bimini Bay mais a gardé tout son charme Bahamien. Petites maisons colorées et usées par la vie et aussi par le manque de moyen et peut-être parfois de connaissance. Les gens, ici aussi, sont souriants et Pookye attire autant les regards. Surtout ceux des enfants car il n'est pas rare de voir des gens en avoir peur. Ici les chiens font souvent plus objet de méfiance. La plupart des chiens résidents semblent laissé à eux-même errant un peu partout pour trouver leur pitance. Les enfants font souvent le rapprochement de Pookye avec le chien dans le film Américain «The men in Black». Bien oui, encore un peu d'américanisation. C'est d'ailleurs un étrange constat de voir les antennes satellites sur plusieurs maisons, maisons qui ont tellement besoin d'entretien et d'amour. Étrange aussi de voir ces jeunes adolescents se balader dans les rues avec de cellulaires ou blackberry. Sauf la ville américaine, Bimini Bay, les 3 villages de l'île dans leurs rues il y a plein de tessons de bouteilles. Partout, ou presque, dans les rues, les trottoirs (ou il y en a) le sable en bordure des rues, sur certaines plages ou les quelques rares espaces verts, il y a des morceaux de verre brisé. Ils n'ont pas reçu, selon moi, cette éducation qui nous encourage à préserver notre environnement. J'ai un espèce de sentiment bizarre. Le sentiment d'être retourné dans les années 50 à 70. Années ou je me souviens ou, au Québec en tout cas, il était courant de voir une portière d'auto s'ouvrir et de voir le contenu du cendrier se faire vider par terre. Et pas juste les cendriers. Je pense en autre aux paquets de cigarettes vides, aux emballages de grignotines, aux bouteilles et verres vides. À bien y penser... il y a pas si longtemps ça se passait semblable à ça chez nous... c'est juste qu'on oubli un peu. Nous aussi dans ces années on faisait fi de cette terre qui nous héberge et d'une manière différente ce propos est encore d'actualité. Sur-consommation, sur-emballage, gaspillage, etc. on voit tout ça chez nous il est difficile alors de porter un jugement sur ces gens qui ont si peu. Peu d'argent, peu de connaissances, peu de moyens, peu d'éducation... Mais s'ils avaient tout ceci... ils seraient comme nous!



Samedi le 29 Décembre 2012, jour 159

Il y a des pêcheurs de langoustes juste à côté de nous. Dès que le plongeur remonte, Mario l'appelle. Ce soir pour souper... nous aurons de belles langoustes. Nous irons à Alice Town s'acheter une petite bouteille de vin pour accompagner ce délicieux repas. On en profite aussi pour faire notre petite balade habituelle. Sur le chemin du retour, nous rencontrons une jeune femme qui nous aborde, en français s.v.p. Elle nous entendait parlé Mario et moi et nous a salué en français. On parle un peu de tout et de rien et tout bonnement elle nous dit qu'elle fait partie du groupe Bimini-Québec Project. Voilà quelqu'un qui pourra répondre à mes interrogations. Sur plusieurs bâtiments dans les villages Biminites nous avons vue le logo sans savoir de quoi il s'agissait. Elle m'explique que le Projet Bimini-Québec en est un à but non-lucratif qui s'est donné comme mission de peindre les maisons des gens à faible revenu pour contribuer à l'embellissement de la rue Principale et des plages ainsi qu'à conscientiser les Biminites au maintient de l'état de leur île. (Pour plus d'info allez voir : www.biminiquebec.ca ) Wow! En parlant avec cette dame de l'oeuvre ici accomplie à Bimini, elle nous dit qu'ils ont aussi enseigné aux gens à ramasser les bouteilles de bière vide et de les revendre pour en retirer quelques revenus au lieu de les jeter un peu partout. Elle m'explique qu'une dame gagne maintenant sa vie avec ce recyclage. Re-wow! Là je suis complètement sidéré, renversé et confondu. Les palettes de caisses de bière que nous avons vue un peu partout sont donc des palettes de bouteilles vides qui seront retournées pour la récupération. Comme j'étais à côté de la réalité quand j'ai vue ces palettes de caisses de bière. Il est facile d'être mauvaise langue et de parler, penser ou écrire à travers son chapeau sans aller au fond des choses. D'inventer, d'imaginer, de divaguer... Mais je suis bien contente d'avoir appris la réalité et ainsi me permettre de remettre les choses l'ordre comme il se doit. Pour conclure en beauté, cette jeune dame du Projeet Bimini-Québec nous invite à une représentation gratuite de quelques artistes de la relève du Cirque du Soleil. Rendez-vous ce soir à Big Games Marina à 17h00. Nous acceptons volontiers. Et comme nous avons bien fait. Ces 3 jeunes artistes ont meublé la soirée avec une main de maître. Ils sont bourrés de talents et ont un bel humour. Tantôt en français, tantôt en anglais ils ont su décrocher des sourires même au plus réservés des spectateurs. Merci Bimini-Québec pour ce magnifique don que vous faites ici à Bimini.


jonglerie

l'artiste a besoin d'assistants...

Tous le monde assis maintenant...

Faites comme moi... dit l'artiste (en rouge et noir)

On test le vélo

Faut prendre quelques mesures..??!!??

Test de saut pour la longueur requise du saut.

Il faut ajouter un autre personne... ????

Et!... c'est un saut......

Il joue avec les quilles

et encore

et pourquoi pas ainsi????

c'est au tour du feu maintenant.

nos acrobates à vélo

Un question d'équilibre....  remarquez qu'il n'y a pas de coussins au sol...

assez équilibré le mec

dos à dos... 

tour de force

portons le feu...



Dimanche, 30 Décembre, jour 160

Le front froid annoncé vient d'arrivé. Même dans notre petite baie nous nous faisons brasser. Et il ne fait pas chaud. À peine 70°. J'en profite aujourd'hui pour mettre mes textes à jour dans mes livres et mettre quelques photos sur le blog. J'ai pas mal de retard. Mario revêt ses habits de pâtissier et nous prépare un pain et une pizza. Ce soir une pizza avec les quelques restes de langoustes d'hier. Nous avons aussi tenté une petite sortie en dinghy. Nous ne sommes qu'à quelques 150 ou 200 pieds de l'échelle sur le rempart de ciment que nous empruntons régulièrement pour aller à Alice Town mais aujourd'hui c'est un peu plus cascadeur. Même que le retour est comme on pourrait dire.... un peu humide. Face au vagues, au vent et à la marée... ça splash pas mal.



Lundi le 31 Décembre 2012, jour 161,

Veille du jour de l'an. Déjà.. Ce soir nous essaierons d'avoir une communication skype avec la famille Mais en attendant, question de bien terminer l'année, un gentil homme, avec un très gros bateau moteur, nous signifie son mécontentement en passant à côté de nous. C'est que, le monsieur, en sortant de la marina juste à côté d’où nous sommes, à accroché les quais et a probablement fait une belle grande éraflure à la coque de son navire. Comme il est mécontent et juge que notre proximité nuit au passage de son très gros bateau, il nous fait une belle grosse vague et crie après Mario. Il crie aussi qu'on est dans le chenal et qu'on doit s'en aller de là. Ben là Mario grimpe d'un cran. Woh! Woh! Woh! que je réplique. Pas question qu'on bouge d'ici. Il y a plus de 10 jours que nous sommes au même endroit, qu'il y a eu des dizaines de très gros bateaux qui sont entrés et sortis de cette marina et du même quai et personne nous a crié après. En plus nous sommes en face du poste de police! Si nous avions vraiment été une nuisance, depuis le temps la police ou les propriétaires de la marina nous auraient informés. Ou possiblement d'autres navigateurs. Pis notre monsieur en a pas assez fait, il monte au bout de la baie, fait demi tour et revient en position stationnaire non loin de nous pendant un 10à 15 minutes. Tentative d'intimidation. Puis il repart vers le fond de la baie. Mon point de vue sur ce monsieur c'est qu'il était frustré car il a fait égratignures à son beau gros bateaux qui est presque neuf et il veut faire porter le blâme par quelqu'un d'autre question de ne pas avoir l'air incompétent avec son beau gros bateau. Surtout qu'il a avec lui 3 amis. Pas question d'avoir l'air épais. Le plus ironique, à mon avis, c'est qu'avec ces agissements il avait encore plus l'air épais. La pression de mon chum un peu retombé et le sentiment que le gentil monsieur de reviendra probablement pas nous sautons dans le dinghy pour aller faire un test de skype à terre pour voir si les communications seront meilleures. Après quelques tests la conclusion et non. Ici dans la rue il y a beaucoup de bruit, les voitures, les gens, les motos... Dans la marina Big Games c'est pareille. Il y a beaucoup de va et vient et on ne s'entend pas. Nous resterons donc sur le bateau. Le temps venu, on s'installe à l'ordinateur. Mario communique avec sa mère qui apprécie toujours lorsque nous sommes capable de lui faire un petit coup de fil. Mario réussit aussi à joindre son frère Gaétan. On continue ensuite du côté de ma fille cadette, Stéphanie, ou toute la famille est réunie pour le jour de l'an. C'est mon aîné, Audrey, qui répondra la première à l'appel. Suivront mon père et ma sœur. Pour Gaston, mon père, comme c'est maintenant sa deuxième expérience skype il comprend mieux que la communication visuelle est «live» que ce n'est pas une photo. Je le sent plus joyeux. Suivront Thérèse, ma belle-maman, Nicole et Sylvie des amies qui ont eu une communication abrégée car skype à coupé. Deuxième appel, c'est mon filleul qui répond, il revient de voyage de la République Dominicaine. Nous avons la chance d'échanger sur nos voyages respectifs. L'internet coupe encore. Troisième appel cette fois c'est ma fille Stéphanie qui répond. Elle est avec Gaston et Thérèse. Puis mon fils Étienne se joint au groupe. Mario montre Pookye, notre pug, à l'écran de l'ordi en voulant faire plaisir à Steph et Étienne. Mais la plus grande réaction est venue de mon père. Quand il a vue la face du chien à l'écran il s'est approché et a dit très fort : maudit chien. Et il s'est mis à rire. Ce court moment n'a pas de prix. Voilà un bien beau cadeau du jour de l'an qu'il m'a fait. Cette expression : maudit chien est devenu un «running gag» entre lui et nous. On a tellement rie. Il y a des membres de la famille avec qui nous n'avons pu échangé car plusieurs étaient dehors autour du feu. Donc à tous, parents et amis, nous vous souhaitons une très bonne et heureuse année 2013. Que cette nouvelle année vous apporte tout ce dont vous avez besoin.



Mardi le 1er Janvier 2013, jour 162

Pour célébrer cette première journée de l'an, ce matin nous levons l'ancre. Direction Nassau. Il nous faudra environ 25 heures de navigation pour s'y rendre. Les vents légers de l'Est faciliterons une sortie en douceur de Bimini. 2 routes possibles, nous prenons celle du Sud. Au loin se dessine la silhouette d'un autre voilier. Possiblement Clarck et Karen du voilier Temptress qui semble prendre la route du nord. La mer est très calme ce matin. Parfaite pour moi. Très peu de vagues. Entre 1 à 2 pieds et une houle à peine perceptible. Avec ce radieux levé de soleil, c'est vraiment une très belle journée qui commence cette nouvelle année. J'en demande beaucoup mais je prendrais bien toutes les suivantes à l'image de celle-ci. Pookye a un peu de difficulté à s'adapter à ce nouveau départ en mer. Une petite gravol l'aidera à s'adapter au mouvement du voilier. Nous sortons toutes les voiles et un peu de moteur question de garder notre 5 nœuds. Si nous voulons avoir une chance de rejoindre nos amis du voilier Eau-Liré, c'est le prix à payer. C'est à dire que le moteur devra collaborer un peu pour garder une vitesse minimum. Comme nous sommes face au vent et aux vagues c'est mieux ainsi. 12H45 de navigation aujourd'hui sur cette belle mer turquoise. 19H00 le moteur coupe net. Mario : C'est quoi ça? Qu'est-ce qui arrive? Je lui répond du tac au tac : C'est un pot mason qui a cogné dans le fond de l'évier. Mario me répond : Ben non, le moteur, tout vient d'arrêter. Je réalise tout à coup qu'il n'y plus de bruit... le moteur ne tourne plus. Oups! Je ranges mes chaudrons et éteins le propane et je sort sur le pont. Mario tente de redémarrer le moteur. C'est bien, il repart mais la transmission ne répond plus. Plus précisément il n'est plus possible d'avancer. Seul la marche arrière fonctionne. Un peu compliquer faire le voyage qui reste en reculant... là je blague bien entendu. Assisté de nos voiles seulement, on se range un peu en retrait de la route. Vous direz... La route? T'es sur l'eau ma grande... y'a pas de route! He bien oui il y a des routes même sur la mer et encore plus important, ici sur le «bank». Donc, on s'éloigne de la route et c'est ici que nous passerons la nuit, à l'ancre sur le «bank». Dire que nous étions à environ à une dizaine de miles de Chub Cay. Il est 19h15, le ciel revêt tranquillement sa robe de nuit. Quelques étoiles y brillent timidement. En ce début de soirée le vent a forcit un peu. Notre ancrage est rouleur et comme on est à l'abri de rien. Une chance que j'avais pris mes «stugeron» ça va m'aider à passer la nuit à l'intérieur. Cette nuit, il faudra faire sans abri. J'espère que dame nature sera clémente avec nous toute la nuit car pour le moment, tant que le problème n'est pas réglé il serait difficile de partir. Mario est presque convaincu que quelque chose s'est coincé dans l'arbre d'hélice. Malgré que la noirceur prend place de plus en plus, il tente une inspection sous le bateau pour voir ce qui s'y passe. Comme il fait très noir déjà et qu'il y a beaucoup de courant, prudence oblige, il restera dans le dingy et à l'aide d'une lampe de poche il éclaire l'hélice pour voir ce qui s'y passe. Il y a effectivement un énorme paquet d'algues tout enroulé bien serré autour de l'hélice. À l'aide de la gaffe il en enlève le plus possible. Peut-être aurons nous ainsi un peu de moteur au cas ou! Demain matin, avant le départ, il pourra compléter le travail dès qu'il fera un peu jour. Le ciel brille maintenant de mille feux. Il est magnifique. Il est temps de rentrer souper. Demain une autre grosse journée nous attend.

Départ de Bimini tôt le matin

Épave au milieu du banc à la sortie de Bimini

Tôt le matin... l'île s'éloigne... au revoir Bimini
le vent nous abandonne...
grosse journée....

Notre couché de soleil pour cette nuit sur le banc.




Mercredi le 2 janvier 2013, jour 163

6h30, Mario est sous l'eau. Et oui, dès le levé du soleil, n'écoutant que son courage, il plonge sous l'eau pour aller libérer l'hélice des algues restantes. L'eau et l'air sont à 70° déjà ce matin. Une légère brume est présente et laisse transparaître quelques rayons de soleil. L'eau est toujours aussi magnifique. Nous sommes dans 12 pieds d'eau et on y voit le fond très clairement. Ça aide beaucoup aussi quand on a, comme Mario présentement, à travailler sous l'eau. Tellement que ça ne lui a pris que quelques minutes pour compléter le travail. Je n'ai même pas eu le temps de finir le café. Avant de repartir Mario en profite pour vider un 5 galons de diesel dans le réservoir pendant que je termine le déjeuner. J'oubliais de vous mentionner que nous avons eu une nuit exceptionnelle. En milieux de nuit le vent est tombé complètement et ce matin encore c'est le calme plat. La mer est comme un miroir. Pas un seul frisson sur l'eau. 7H25 on lève l'ancre. Direction Nassau. Une heure après notre départ une petite brise se pointe le bout du nez. On sort toute la guenille. Aujourd'hui, c'est la guenille qui aidera le moteur car les voiles ont de la difficulté à resté gonflées. Mais tout les moyens sont bons pour garder notre cadence de 5 nœuds. Le peut que les voiles nous donnent, on le prend. Si on peut arriver assez tôt nous aurons peut-être la chance de rencontrer nous amis Marc, Françoise et Julianne. Nous avions le projet de faire ce voyage ensemble mais certains impondérables, comme l'ouragan Sandy, à un peu contrecarré nos plans de rencontre. Quand nous sommes partis de Deltaville nous avions convenu de se rejoindre à Charleston. Comme nous prenions la route la moins rapide, l'Intra Coastal, et Eau-Liré la route de la mer, la plus rapide, il était facile pour eux de nous rejoindre même si nous partions en avance. Le sort, ou plutôt dame météo en a décidé autrement. On espère donc pouvoir enfin se rencontrer à Nassau et à partir de là, faire un bout de chemin ensemble. Ce matin nous quittons le «bank» pour la mer. Elle est belle la mer ce matin. Une douce houle nous berce. Pas de médication pour le moment... yes!!! La brume de ce matin c'est maintenant dissipé et fait place à un immense ciel radieux et ensoleillé. Pendant que le pilote automatique s'occupe de la navigation, Mario met 2 lignes à l'eau. Peut-être un bon poisson frais pour souper ?!? On rencontre beaucoup de bateau moteur qui semble être en route pour la Floride. Possiblement que ces gens étaient à Nassau pour les festivité du Junkanoo et comme c'est maintenant terminé, ils retournent à la maison. Voilà un avantage certain sur nous les voiliers c'est qu'en peut de temps, ils peuvent parcourir de très grande distances. 10H45, à plus ou moins 100 pieds sur notre bâbord... un requin... Il va dans la même direction que nous et à la même vitesse. Il nous montre sa présence pendant plusieurs minutes puis soudain disparaît. On espère bien qu'il ne mordra pas à nos lignes... pas question de remonter un requin à bord... En début d'après-midi le peut de vent que nous avions nous abandonne. On voit les côtes se dessiner à l'horizon. C'est de bonne augure, on approche. Je tente une communication VHF avec Eau-Liré. Pas de réponse. Nous sommes soit trop loin, soit ils sont absents. Je me reprendrait plus tard. En ressortant de la cabine, Mario me montre du doigt les îles d'algues qui dérivent un peu partout. Pareil à celle qui ont bloqué notre hélice hier. En espérant que l'histoire ne se répète pas car là ça serait bien embêtant. En navigant dans la pénombre il était difficile de les voir mais aujourd'hui c'est mieux et on zigzag en évitant les plus gros amas. 16H00 j’entends sur la VHF : Oya Shivo, Oya Shivo, Oya Shivo ici Eau-Liré est-ce que vous m'entendez? Oui Eau-Liré, ici Oya Shivo, transfert au 68. Nos amis sont encore à Nassau. On pourra choquer nos verres ensemble. Enfin. Nous arrivons finalement dans la baie de Nassau vers 19h00. Marc, avec sa gentillesse habituelle avait sondé, avec son dinghy, les profondeurs dans les environs d'eux pour que nous puissions s'ancrer non loin d'eux. Sitôt ancré, sitôt dans le dinghy. Il est peu habituelle que nous faisions ceci, mais ce soir on fera un spécial. Ils poussent même leur gentillesse à nous recevoir à souper. Ils fournissent même le vin, nous sommes à sec. Bien belles retrouvailles et excellente soirée. Merci à vous pour votre hospitalité.

Ce matin sur le banc.... c'est le calme plat.... dans une brume légère
ou est le ciel ou est la mer ?

la brume se dissipe lorsque le soleil se pointe...

l'eau est d'une clarté quasi irréelle


l'horizon à perte de vue sur une mer d'un calme Olympien...
Un caillou en pleine mer ???!!!

quelques cruisers retourne vers la Floride

voici ce qui s'est pris dans notre hélice hier... il y en a encore plein aujourd'hui...

Nassau en vue

gros bateau de croisière dans le port de Nassau

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